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Actualités du secteur culinaire : Conflit autour des aliments pré-préparés et avancée majeure en matière de recyclage des déchets

2025-09-28

L'industrie culinaire mondiale est actuellement confrontée à deux enjeux cruciaux : les préoccupations croissantes des consommateurs concernant les aliments préparés à l'avance dans les restaurants et les progrès novateurs en matière de recyclage des déchets alimentaires.
En Chine, une polémique a éclaté lorsque l'influenceur Luo Yonghao a accusé la chaîne de restaurants XiBei de servir des plats préparés à l'avance. Le 10 septembre 2025, Luo a partagé son expérience culinaire en ligne, indiquant avoir dépensé 830 yuans (environ 115 dollars) pour 15 plats pour cinq personnes, affirmant que la quasi-totalité était préparée à l'avance. Il a présenté les reçus et contesté la promesse de « plats fraîchement préparés » de XiBei, demandant l'adoption d'une loi rendant obligatoire l'étiquetage des aliments préparés à l'avance.
Le fondateur de XiBei, Jia Guolong, a rapidement nié les allégations, affirmant qu'aucun aliment n'était préparé à l'avance et annonçant une action en justice contre Luo. La chaîne a ouvert ses cuisines au public pour des inspections, mais des diffusions en direct ont révélé l'utilisation d'ingrédients congelés réchauffés sur des plaques à induction plutôt que sur des cuisinières traditionnelles. Un chef a même admis que des côtelettes d'agneau avaient été réutilisées pour trois repas, tandis qu'un employé a été photographié en train d'utiliser un outil de débouchage sur des ustensiles. La lettre contradictoire adressée par XiBei à ses clients, supprimée en moins de 30 minutes, a accentué la méfiance du public. Un sondage a montré que seulement 6 % des internautes soutenaient XiBei, tandis que 47 % appuyaient l'appel à la transparence lancé par Luo.
Parallèlement, l'hôtel Victoria Falls, au Zimbabwe, a lancé avec succès un projet de réduction des déchets. En partenariat avec des organisations locales, les hôtels détournent désormais plus de 80 tonnes de déchets alimentaires par mois vers des élevages de larves. Ces larves, riches en protéines, sont ensuite transformées en aliments pour volailles et en intrants pour l'aquaculture. Ce procédé permet de réduire la pression sur les décharges et de créer des emplois, devenant ainsi un modèle de gestion durable des déchets.
Ces évolutions soulignent la nécessité pour le secteur de trouver un équilibre entre la confiance des consommateurs et les pratiques respectueuses de l'environnement, ce qui façonnera son orientation future.